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Le voyage dans le temps.

Y a t-il possibilité même théorique d'un voyage dans le temps ?
La réponse est peut-être, même s'il s'avère que les principes physiques l'interdisent. Mais si c'est le cas, les conséquences seraient effectivement hallucinantes et les réflexions que nous porterons sont au carrefour de la notion de l'information, d'indétermination quantique, de notion de choix. Ceci nous conduira étonnamment à une approche presque transcendante, à tout le moins avec une perspective neuve, des fondements physiques.

Le voyage dans le temps. *

1) Le court-circuit simple du vaisseau vers la Terre *

2) Information vers le passé de la Terre transitant par le vaisseau *

3) Possibilité de voyage dans le passé: retour du voyageur vers un point intermédiaire du trajet du vaisseau en transitant par la Terre *

4) La réalité comme une superposition de source spontanée d'information redéfinissant en permanence l'enchaînement causal *

5) Lien entre l'actualisation des évènements et l'absence de quantification du champ gravitationnel *

6) Ecoulement du temps et information *

7) Disgression *
 
 

1) Le court-circuit simple du vaisseau vers la Terre

La première partie de notre descriptif n'est qu'une copie d'une situation par ailleurs décrite dans la littérature qui s'attache aux spéculations physiques mais les conséquences que nous ne déduirons sont, elles, parfaitement originales.

Imaginons un vaisseau partant de la Terre en t=0.

Le vaisseau l'espace a la vitesse v= racine(3)/2 c ~0,86 c. Le facteur relativiste de contraction est donc égal à 2

Il parcourt 60 années-lumière en 30 ans de son temps local. Pendant tout ce temps des informations sur les évènements de la Terre lui parviennent.

Vu de la Terre il apparaît que le vaisseau a mis 60/(0,86) = 70 ans pour s'éloigner de 60 A.-L.

L'évènement le plus ancien qui parvient au vaisseau datera donc de 70 ans - 60 ans de trajet par la lumière = 10 ans (temps local sur Terre).

Imaginons, physique spéculative, qu'un trou de ver (ou timewrap) ait pu être formé et maintenu entre la Terre et le vaisseau mais qu'aucune communication n'ait eu lieu par ce canal avant la fin du trajet.

Si le vaisseau avait fait une boucle pour revenir directement, il se serait également écoulé 70 ans sur Terre entre le départ et le retour du vaisseau.

Le voyageur décide alors de transiter par le trou de ver pour revenir sur Terre; son temps local passé pendant le voyage est de 30 ans, le transit est instantané ; il arrive donc sur Terre au temps 30 ans.

Quatre questions fondamentales se posent immédiatement:

- l'information dont dispose le voyageur ( lui-même étant un assemblage somme d'information) peut-elle transiter sans dégradation par le trou de ver ?

- l'univers d'arrivée est-il physiquement compatible d'un surgissement, d'un ajout d'une information voire d'un corps physique.

- qu'est ce qu'apporte le voyageur comme information nouvelle à l'univers d'arrivée ?

- quelles sont les conséquences de cette information nouvelle sur l'univers, l'information impactant tout corps à l'intérieur de l'horizon de l'information et question dérivée, cette information (voire l'action du voyageur) peut-elle modifier la chaîne d'évènements qui a conduit à l'entrée du voyageur dans le trou de ver ?

Supposons résolue le premier point: l'information transite par le trou de ver.

Répondons à la question suivante: l'univers admet-il physiquement une telle arrivée?

L'univers peut voir arriver une nouvelle information en bénéficiant des relations d'indétermination car l'information sur l'état prochain de l'univers n'est pas pleinement déterminée. L'univers est donc compatible de ce mini big-bang : l'arrivée d'une information cohérente et durable.

Question trois. Quelle information le voyageur apporte t-il ?

Le voyageur ne dispose d'aucune nouvelle information sur le futur de la Terre. Puisqu'il faut du temps pour que l'information parvienne au vaisseau, son temps d'arrivée sera toujours supérieur à l'age de la dernière information reçue.

Par contre il dispose d'information sur les évènements qui sont survenus dans son horizon (et notamment des expériences de physique quantique qu'il a mené pendant le trajet).

Le voyageur dispose d'information mais va t-il pouvoir les exploiter pour modifier les évènements postérieurs à son arrivée.

D'où la dernière question. L'information du voyageur va t-elle pouvoir rattraper le vaisseau ? Autrement dit, si le voyageur envoie un message avec un faisceau de lumière vers le vaisseau avec l'ordre de le stopper, cet ordre parviendra t-il au vaisseau avant que le voyageur n'entre dans le trou de ver ?

La réponse est non. Car le vaisseau se déplace vu de la Terre suivant la droite D= vt

Lorsque le voyageur revient sur Terre son vaisseau est déjà à la distance :

Distance d'arrivée (entre le point 1 et 4) / V * (1-v²/c²)0,5

L'ordre d'arrêt vers le vaisseau suit la droite D= c (t - Distance d'arrivée / V * (1-v²/c²)0,5 )

Le temps t où les deux droites se rencontrent peut-il être tel que t < t arrivée ou t < D arrivée / v ?

Si les deux droites se rencontrent alors:

(c-v)t = c/v D arrivée (1-v²/c²)0,5

t = c/v D arrivée / (c-v) * (1-v²/c²)0,5

t < D arrivée / v impliquerait: c / (c-v) (1-v²/c²)0,5 < 1 d'où 1-v²/c² < (1-v/c)²

Il vient -v²/c² < -2v/c + v²/c² d'où v/c < (v/c)² ce qu i n'est pas possible.

Conclusion: le voyageur ne peut en rien modifier son passé.

Autre perspective: est-il possible que le vaisseau tout au long du chemin envoie

des informations vers la Terre. Typiquement ces informations pourraient être des

images du futur de la Terre reçu par le vaisseau. C'est la version la plus

simple du paradoxe.

La réponse est non car l'information reçue par le vaisseau date de t-vt/c, t

étant le temps écoulé sur Terre, l'information retransmise par le timewrap

arriverait donc sur Terre en t(1-v²/c²)0,5

Or t-vt/c < t(1-v²/c²)0,5 . Donc l'information émise par la Terre et retransmise par le timewrap est toujours celle du passé de la réception sur Terre.
 
 
 
 

2) Information vers le passé de la Terre transitant par le vaisseau

La question qui peut se poser est la suivante :

si le vaisseau qui maintient la communication avec la Terre avec le time wrap revient vers la Terre, y a t-il possibilité de communication entre d'une part la Terre, point d'entrée du timewrap, une Terre où l'écoulement du temps local a été supérieur à l'écoulement du temps dans le vaisseau et d'autre part une Terre, sortie du timewrap, où l'écoulement du temps local aurait été inférieur puisqu'il correspondrait au temps écoulé dans le vaisseau.

La réponse est non car la phase de retour direct vers la Terre conduit à une accélération apparente de la Terre vue du vaisseau (les informations lui parviennent plus vite qu'à l'aller): il n'y a jamais deux objets identiques en

des points d'espace-temps distincts (l'exception peut être admissible pourrait être une copie d'un voyageur, copie dont l'énergie pourrait être extraite du timewrap). Il n'y a donc pas possibilité, par le retour du vaisseau, de

communication en un point terrestre entre deux temps différents; lorsque le vaisseau rejoint la Terre, le time wrap se réduit à une dimension nulle d'espace et les référentiels du vaisseau et de la Terre se re synchronisent.
 
 

3) Possibilité de voyage dans le passé: retour du voyageur vers un point intermédiaire du trajet du vaisseau en transitant par la Terre

Mais le time wrap entre d'une part le vaisseau et la Terre et d'autre part la Terre et une borne intermédiaire sur le chemin aller du vaisseau permettrait au voyageur de revenir en un point où il pourrait intercepter le vaisseau encore en chemin. Notons que pourtant dans l'enchaînement causal du voyageur, son entrée dans le time wrap s'est effectué lorsque le vaisseau était au bout du trajet. Il serait donc possible par le timewrap de revenir en un point où l'information était antérieure (en l'occurrence le vaisseau est encore sur le chemin).

L'état et donc l'information fournie par le vaisseau pourrait alors se modifier. Par exemple le voyageur pourrait le stopper ce qui supprimerait tous les événements ultérieurs et notamment sa propre entrée dans le time wrap.

Si un tel retour était possible on ne devrait donc pas voir les objets comme des éléments qui se propagent selon un lien causal mais comme une fonction information qui se modifierait globalement, indépendamment de l'écoulement du temps. On ne devrait pas concevoir l'univers comme une information spatiale qui se modifie progressivement au travers de l'écoulement du temps mais comme un tout où du fait de la causalité, un état de l'information à un instant induit l'état de l'information à tout instant ultérieur mais ce tout peut être réécrit à chaque instant du fait de l'apparition d'évènement acausal (actualisation de l'état des particules, surgissement d'un évènement de particules réelles à partir d'un champ de gravitation dû à un trou noir ou à un trou de ver).

Autrement dit supposer deux points d'espace distincts en contact induit la possibilité que deux points distincts du temps soient en contact et que la modification de l'état de l'objet en un temps antérieur induise une modification

globale de l'état de l'information en tout temps postérieur à la modification.
 
 

4) La réalité comme une superposition de source spontanée d'information redéfinissant en permanence l'enchaînement causal

Un état de l'univers correspond à un enchaînement causal. La sortie du timewrap d'un voyageur sur le chemin de son propre vaisseau engendre un autre enchaînement causal se propageant autour du voyageur.

La superposition de ces deux états causals engendre un nouvel état causal sur la région spatiale où la superposition a lieu. Cette superposition est distincte de l'enchaînement causal initial de l'univers.

Ainsi le voyageur qui a transité dans un premier timewrap de son vaisseau à l'arrivée vers la Terre pour repasser dans un time wrap qui le conduit à une borne intermédiaire sur le chemin de son propre vaisseau est vu comme une source de causalité.

Lorsque ce voyageur du futur est vu par le voyageur encore dans le vaisseau une nouvelle causalité est engendrée ce qui peut donner lieu à l'arrêt du vaisseau.

La sortie du voyageur du timewrap peut donc être vue comme l'équivalent d'un big-bang sans cause (car la cause dans le futur a disparu).

Désormais nous appellerons big-bang toute source spontanée sans cause précédente.

Ceci va beaucoup plus loin car en fait dans l'univers réel, chaque actualisation des données macroscopiques associé à une particule est indéterminable avant l'expérience. Chaque interaction induit donc un nouvel état causal non prédictible à partir de l'état précèdent et seulement estimable statistiquement.

La réalité est donc faite d'une continuité de minis big-bang locaux qui déterminent autant de nouveau futurs.

Le premier retour sur Terre du voyageur peut être vu comme un big-bang local dans le passé du vaisseau déjà en route, comme, ne change rien à l'enchaînement causal car sur Terre il n'apporte que des informations du passé et le voyageur ne peut informer et donc influencer le vaisseau avant que celui-ci n'atteigne sa destination. Par contre un big-bang dans le futur du vaisseau modifie l'enchaînement global de l'univers.

En fait dans la réalité il existe peut être des big-bang locaux dont les fronts d'onde ont traversé notre emplacement actuel mais dans le passé. Ces big-bang ne peuvent pas nous influencer; ce sont tous les événements à l'intérieur de notre horizon c'est à dire dans un temps de retour en arrière T > Distance/c et dont les fronts d'onde s'éloignent de nous. Tant qu'un photon s'approche de nous, nous pouvons le détecter, mais s'il a déjà eu le temps de dépasser dans le passé la position actuelle de la Terre alors il s'éloigne irrémédiablement et la source d'émission est définitivement indétectable dans le passé (à moins qu'un dispositif de type timewrap ait été installé ans un passé encore plus lointain pour rejoindre cet événement). Ce que nous voyons du passé, ce sont des points lointains. D'autant plus lointain que nous remontons loin dans le passé. Nous ne voyons qu'un cône d'événements dans l'espace-temps et typiquement l'objet dont nous ne pouvons strictement rien percevoir du passé, c'est nous -mêmes.

Notre présent est la superposition locale de tous les fronts d'onde dont la source sont les évènements à la distance ct, t étant le temps de retour en arrière de l'évènement compris entre 0 et le temps nous séparant de l'émission du Fonds diffus cosmologique.

L'avancement dans le futur est constamment remanié par les actualisations locales des corps, actualisation survenu sur l'horizon associé au temps t de regard en arrière, et survenu spatialement à une distance ct.

Les événements au-delà de notre horizon remanieront notre futur (intersection future des deux cônes d'espace-temps).
 
 

5) Lien entre l'actualisation des évènements et l'absence de quantification du champ gravitationnel

Nous avons présenté l'actualisation des paramètres macroscopiques des particules de notre environnement comme autant de source spontanée d'information et donc de big-bang locaux.

Ces actualisations sont re liables aux processus d'interaction et donc à des processus de génération de vecteur d'interaction assurant le couplage entre les particules et le champ.

Il est frappant de constater que les champs quantifiables (normalisables) voit la génération de particules virtuelles ne subsistant qu'une longueur d'onde. Les paramètres macroscopiques sont actualisés mais la source de l'interaction ne subsistent pas; il n'y a donc pas pérennité de l'information liée à ces particules. Elles sont virtuelles et le vide retombe dans l'état d'énergie moyen initial.

Par contre dans le cas d'un champ gravitationnel il peut y avoir brisure du vide. Un cas frappant est la lisière d'un trou noir où des couples particule antiparticule peuvent être créés à partir de l'énergie du vide plongé dans le champ de gravitation. Une des deux antiparticules peut retomber dans le trou noir, l'autre ne pouvant plus s'annihiler va subsister et devenir détectable, donc réelles.

Le processus original du big-bang serait ainsi une brisure de symétrie du vide, un vide fluctuant par variation quantique et donc ayant généré un champ gravitationnel. Seul un champ gravitationnel de densité critique pouvait transformer le vide en un horizon de trou noir, la matière apparaissant comme l'actualisation permanente de particules, la différence avec l'antimatière étant peut-être le produit de cette absorption partielle par le trou noir. Le trou noir s'est désintégré avant formation d'une singularité et cette désintégration s'est réalisé simultanément en tout point de l'univers car le temps externe du trou noir n'est qu'une tranche du temps général interne au trou noir et qui apparaît de l'extérieur comme un temps d'un cardinal supérieur et donc d'extension infinie (selon les travaux de Krusall).

En fait tout big-bang, toute lisière d'un trou noir produit par le champ gravitationnel sur critique ou tout trou de ver produit par une explosion gravitationnelle qui suit l'implosion d'un trou noir va créer des éléments permanents (particules réelles pour le big-bang ou les trous noirs, voire surgissement d'un voyageur du trou de ver).

A l'opposé tous les champs non gravitationnels génèrent des particules seulement virtuelles lors de l'actualisation des paramètres des particules réelles.

Une évidence s'impose: ce qui crée des particules réelles est un champ où il ne peut pas y avoir processus de virtualisation et donc un champ non quantifiable. Typiquement le champ de gravitation qui ne peut pas être décrit comme un champ vectorisé par des gravitons.

A l'opposé tous les champs quantifiables ne créent que des particules virtuelles mais elles actualisent les paramètres macroscopiques des particules réelles.
 
 
 
 

6) Ecoulement du temps et information

Yoan, mon fils aîné, en se baignant l'autre jour dans le lac, me montra un bâton et, en simulant la petite et la grande aiguille, me demanda l'heure. Puis lassé de mes réponses il fit tourner le bâton à toute vitesse comme dans le film tiré du voyage de H.G.Wells.

C'est alors que je me suis demandé quelles étaient les expériences qui faisaient tourner les horloges plus ou moins vite. Tous les mouvements nous font voir des aiguilles d'un corps qui s'éloigne tourner moins vite par un effet de perspective lié à la propagation de l'information à vitesse finie, comme s'il existait une vitesse effective d'écoulement du temps.

Mais inversement les aiguilles des horloges corps qui s'approchent de l'observateur ont apparemment un temps interne s'écoulant plus vite.

Considérons que le mobile est parti du référentiel de l'observateur. Il a dû accélérer et éjecter une quantité de mouvement. Toujours du point de vue de l'observateur, l'écoulement du temps semble se ralentir pour la cible qui s'éloigne et l'écoulement du temps au sein de la masse éjectée qui a servi à accélérer le mobile et qui se rapproche de l'observateur semble s'accélérer. Le produit géométrique des facteurs de dilatation et de contraction ramenée à une unité de masse élémentaire est toujours l'unité (il y a invariance géométrique du temps en considérant globalement le mobile qui s'éloigne et la masse éjectée).

En effet, un observateur voit l'extérieur en mouvement relatif; tous les mouvements apparents projetés dans la direction qui lui a été imprimée par une éjection de quantité de mouvement sont contractés.

Pour conserver c= L/T constant le temps apparent externe est contracté et le voyage dure moins longtemps.

En fait sur un aller-retour l'accélération apparente du temps ne compense pas le ralentissement

1/2T /(1-v²/c²)0,5 + 1/2T *(1-v²/c²)0,5 > T et le temps du voyageur s'écoule plus lentement que celui de l'observateur.

L'observateur au centre du cône d'observation reçoit les informations au ralenti venant de l'extérieur et peut suivre tout les évènements car sa vitesse d'échantillonnage est plus élevée. L'observateur s'appuie presque au sens littéral sur le cône du passé entièrement connu à l'intérieur de son horizon, cette influence cumulée des évènements produit dans son horizon le projetant vers un état futur c'est-à-dire avec une connaissance nouvelle.
 
 

Dans le cas de la gravitation le phénomène est semblable. Le puits de gravitation crée un rayon de courbure de plus en plus réduit quand on s'y enfonce ce qui correspond à une longueur d'onde plus réduite et une densité d'énergie (ou une densité massique) plus élevée.

Vu de l'extérieur une surface en coupe, transversale aux lignes de champs, donnera des rayons de plus en plus réduit au fur et à mesure que l'on s'approche de la surface du corps (qui donne le maximum de la courbure et de l'effet de gravitation si le corps est sphérique). Les longueurs étant plus petites, le temps en bas d'une pente s'écoulera moins vite qu'en haut de la pente.

Cela signifie que l'observateur en haut de la pente peut suivre tout les évènements qui se déroulent en bas car sa vitesse d'échantillonnage est plus élevée. L'observateur aura une connaissance totale du passé pour tout les corps en bas de la pente.

Plus les évènements se déroulent bas, plus ils sont connus de façon précise. Les réveils ne sont pas continus ils sont quantiques; on manquera de moins en moins de pulsations si on regarde plus bas dans un puits de gravitation.

Inversement l'observateur en bas d'une pente observera des réveils qui vont tourner plus vite en haut d'une pente et donc il perdra des informations. Le décalage de propagation fera que les pulsations du compteur en haut de la pente ont été générées dans le passé de l'observateur situé plus bas mais il y a perte d'information car les informations venues du passé mais, venant d'en haut, elles arrivent trop vite pour l'échantillonnage.

Une petite parenthèse afin de préciser ce qu'est un observateur. Un observateur qui descend une pente à la rencontre d'un lieu où le temps s'est écoulé moins vite (ou en remontant une pente vers un lieu où les évènements se déroulent plus vite) ne se déplace pas dans le temps. Tout corps reste intrinsèquement dans son propre présent même si les évènements qu'il provoque localement induiront causalement une modification future en d'autres lieus. En effet tout corps est à l'intersection de l'horizon des évènements centrés sur d'autres lieus, horizons dont le rayon est ct, t étant le temps estimé par l'observateur dans son référentiel entre le déclenchement d'un évènement local et sa perception au centre des sphères des évènements dont il est l'intersection.

L'incertitude sur les observables est donc fonction de la profondeur de l'objet observé dans le puits de gravitation.

L'observateur n'est plus sur un cône parfait mais sur un cône partiellement flou; tous les évènements situés en un lieu où le rayon de courbure est plus grand sont moins connus, ils augmentent l'imprédictibilité du futur de l'observateur. Si l'univers est homogène et isotrope, l'univers futur en expansion vers un rayon de courbure plus grand est évidemment inconnu mais aussi partiellement les évènements liés à des objets situés dans une zone moins courbée.

L'incertitude sur les observables détermine notre connaissance du futur où la prédictibilité est fournie par les relations d'incertitude, le passé étant totalement connu lorsqu'il est mesuré.

La relation d'incertitude indique en première approche que l'incertitude n'est grande que sur un court intervalle de temps mais se réduit vers l'augmentation de cet intervalle. Ceci ne signifie évidemment pas que le futur est très incertain dans l'immédiat et plus prédictible en s'éloignant de l'instant de l'observation.

Il signifie que tout évènement futur est la sommation de fluctuations aléatoires d'observables dont l'amplitude décroît avec l'augmentation temporelle de la portée de ces fluctuations. Le terme de fluctuation étant cumulatif plus l'intervalle de temps de l'estimation du futur est élevé, plus le spectre des fluctuations s'élargira, les faibles fluctuations plus anciennes s'ajoutant aux grandes fluctuations dont l'origine est plus récente.

Il faut ajouter que ces fluctuations ne viennent que s'ajouter aux valeurs moyennes des observables (quantité de mouvement, énergie) des corps en interaction.

L'incertitude sur les observables est donc fonction de la profondeur de l'objet observé dans le puits de gravitation. Considérons les évènements symétriquement. Ceux produit au-dessus d'un observateur ne sont acquis qu'avec une perte d'information; plus les évènements viennent d'en haut dans le puits, plus ils augmentent l'incertitude sur l'observateur. Inversement, les évènements produits plus bas dans le puits sont mieux connus, ils contribuent moins à l'incertitude du futur de l'observateur (mais ils contribuent néanmoins positivement à l'incertitude). A l'extrême, vu d'un observateur externe macroscopiquement à l'extérieur d'un trou noir la quantité de mouvement et la position radiale d'un objet sur l'horizon d'un trou noir sont parfaitement connue car le mouvement tend apparemment vers une vitesse nulle et la position radiale est parfaitement connue.

Or la valeur de cette incertitude est directement proportionnel au quantum de Planck , h.

Le quantum de Planck serait donc maximal dans un univers plat et diminuerait avec la distance séparant l'observateur de la surface de gravitation maximale.

Autrement dit la flèche de l'information va vers le fonds du puits de gravitation.

Observer des évènements, c'est observer le passé, provoquer des interactions donc rendre le futur d'autant plus imprédictible que l'information du passé sera faible.

La détection des évènements qui se déroulent plus bas dans un puits de gravitation sera plus précise que la détection d'évènements se déroulant en haut.

Si on fait abstraction du contenu effectif de l'environnement, l'imprédictibilité des états futurs de l'observateur est donc plus due aux phénomènes se déroulant plus haut dans le puits qu'aux phénomènes se déroulant plus bas.

On notera que les termes "bas et haut" sont interchangeables avec les termes "dans le sens du mouvement de rotation et dans le sens inverse". Les aiguilles tournent moins vite quand l'avion se dirige vers l'Est, dans le sens du mouvement de la Terre, et plus vite lorsque l'avion se dirige vers l'Ouest, toujours par rapport à un observateur resté au sol.
 
 

A l'extrême sur l'horizon du trou noir, l'observateur ne peut acquérir aucune information de l'intérieur mais également aucune information de l'extérieur car s'il observe l'extérieur les distances radiales sont infiniment contractées ce qu'il interprète comme un temps externe vers le haut apparemment infiniment accéléré et évènements arrivent simultanément, entre deux pulsations du temps propre au trou noir; l'avenir dès la lisière du trou noir ne peut plus être influencé de l'extérieur; il est totalement déterminé par l'état présent.

L'avenir d'un objet à la surface du trou noir n'est pas visible car il n'existe nulle part d'évènements déjà produit par un état du futur de l'objet mais il est totalement calculable et prédictible à partir de l'état présent: cet avenir là est une chute inexorable à l'intérieur du trou noir.

Une autre façon de le dire est de définir l'état futur comme de plus en plus dépendant des évènements produits plus bas dans le puits de gravitation et de moins en moins dépendant d'évènements produit plus haut. Et l'imprédictibilté de l'état futur est liée à ces dépendances. La seule façon de prévoir totalement le futur est de passer par l'horizon d'un trou noir mais l'information du futur n'est pas communicable si aucune information cohérente ne sort du trou noir, ce qui fait l'objet de débats.
 
 

L'examen d'évènements sur l'horizon d'un trou noir conduit à d'autres conclusions sur l'écoulement du temps.

Considérons un trou noir et son inverse un puits blanc (ou timewrap).

L'observateur passe d'abord à la lisière de l'horizon du trou noir. Le voyageur croit voyager infiniment vite car toute distance radiale est abolit. Le temps externe est infiniment accéléré.

En passant près de cette frontière, le voyage vers le futur est infiniment rapide.

Pour avoir des aiguilles qui tournent sensiblement plus vite on peut imaginer une gravitation négative liée à des fluctuations quantiques qui fournirait des énergies négatives. L'observateur dans l'espace plat de Minkowski verrait les aiguilles de l'expérimentateur dans le puits d'énergie négative tourner plus vite. L'expérimentateur plongé dans ce puits d'énergie négative et qui reviendrait vers l'espace plat se reconnecterait dans son futur à un lieu où la vitesse d'écoulement des évènements aurait été inférieure.

Donc inversement frôler un trou blanc conduit les évènements externes à s'écouler infiniment lentement; il faut beaucoup de temps en terme de temps du voyageur pour revenir presque au présent du point de départ.
 
 

A noter que par rapport à l'espace vide, la diminution du gradient de gravité lié à l'augmentation de la courbure moyenne de l'univers, vu comme la surface d'un trou noir limité par son horizon, conduit à une perte d'information et on doit pouvoir relier le degré d'imprédictibilité au rayon de courbure et donc introduire un facteur perturbatif du premier ordre par rapport au temps cosmologique linéaire.

L'écoulement du temps est donc la superposition de trois écoulements : le temps linéaire lié à la courbure moyenne, un facteur correctif lié à l'accélération locale (gradient de gravité ou changement de la quantité de mouvement) plus ce facteur perturbatif quantique lié au gradient de gravité.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

7) Disgression

Faut-il aller vite vers le futur?

Mais ce peut être l'enfer

Ou essayer de rester éternellement dans le présent ?

Comprenez-vous que cet enfer pour beaucoup, cette vie difficile pour le plus grand nombre et pour certains au moins cette vie assez aisée, plus riche qu'elle ne l'a jamais été.

Il suffit pour cela de tendre la main pour étendre notre esprit à de multiples mondes, vers d'autres vies, d'autres espaces et de repartir ensuite cultiver sereinement son jardin.

Comprenez-vous que ce monde présent, ce monde réel est bien ce paradis qui se perdra irrémédiablement dans l'avenir?

Comprenez-vous que le monde est fini et que l'idéal pour la multitude se fracassera sur le mur du réel, aux ressources non extensibles?

Suis-je brutal ou simplement pessimiste ?